AchatLe Message [Poche] By Chedid, Andrée; Humeau-Sermage, Laure à prix bas sur Rakuten. Si vous êtes fan de lecture depuis des années, découvrez sans plus tarder toutes nos offres et nos bonnes affaires exceptionnelles pour l'acquisition d'un produit Le Message [Poche] By Chedid, Andrée; Humeau-Sermage, Laure.
Lemessage d'Andrée Chedid Fermé . jejedu30 - 31 oct. 2010 à 00:44 anibalkikijuju - 5 mai 2012 à 13:46. bonjour voila en faites j'ai lu le livre "le message" d'andrée chedid mais il y a une question qui me trotte dans la tête Combien de temps dure l'Histoire? ce n'est pas pour un devoir de Français ou autres matières comme certains le penserons en lisant mon sujet merci
séquence7 Andrée Chedid-Le message 08-02 - Collège CAMPRA à Aix-en-Provence. PsyEN. FLE. Moyenne : 134 visites par jour. Maximum : 927 visites. Accueil ULIS
Fichedétaillée de "Le message" Fiche technique. Auteur : Andrée Chedid; Editeur : Flammarion; Date de parution : 14/10/2000; EAN13 : 9782080680464; Langue : français; Catégorie : Littérature; Catégorie 2 : Romans; Livre en français . Résumé. Dans un pays en guerre, une jeune femme. Marie, est blessée par une balle. Malgré la douleur, elle ne pense
LECTURE" Le message " d'Andrée Chédid Michelle Barral propose une lecture du livre « Le Message », d'Andrée Chédid, à la bibliothèque de Beaulieu-les-Loches, le jeudi 19 av
Romancière poète, auteur de théâtre, Andrée Chedid est une figure éminente de la littérature internationale. D’origine égypto-libanaise, elle est née au Caire le 20 mars 1920, a été élevée dans des pensionnats au Caire et à Paris, a
Dune écriture sèche et brûlante, Andrée Chedid raconte l'agonie de Marie et scande l'absurdité de la guerre, qui fait gémir les corps et sépare les amants. Dans le dossier de l'édition : une interview d'Andrée Chedid et quelques-uns de ses plus beaux poèmes contre la guerre. En lire plus. Previous page. ISBN-10. 2081202816. ISBN-13. 978-2081202818. Édition.
5xnR. Aller au contenu J’ai ancré l’espérance Aux racines de la vie * Face aux ténèbres J’ai dressé des clartés Planté des flambeaux A la lisière des nuits * Des clartés qui persistent Des flambeaux qui se glissent Entre ombres et barbaries * Des clartés qui renaissent Des flambeaux qui se dressent Sans jamais dépérir * J’enracine l’espérance Dans le terreau du cœur J’adopte toute l’espérance En son esprit frondeur. Andrée Chedid Poème publié dans l’anthologie Une salve d’avenir. L’espoir, anthologie poétique, parue chez Gallimard en Mars 2004
J’avais très envie de découvrir un livre d’Andrée Chédid dont on m’avait vanté les mérites littéraires. J’avais lu d’elle un conte pour la jeunesse La chèvre, dont je ne garde aucun souvenir, mais je l’ai lu il y a très longtemps. Je me suis alors procuré Le Message que j’ai littéralement dévoré. Et pourtant, le thème n’est pas facile. Marie est une jeune femme qui part rejoindre son amoureux. Jusque-là, tout va bien. Sauf que dès la première page, Marie est fauchée par une balle lancée par un franc-tireur. Elle s’écroule et au prix d’efforts incroyables, tente d’avancer pour remettre à son chéri le message qu’elle griffonne elle l’aime. En effet, tous deux vivent dans un pays en guerre dans lequel elle exerce le métier de photographe et lui d’archéologue. Ils se sont disputés et Steph lui avait transmis une lettre et donné rendez-vous à midi précis sur un pont. Si elle ne se rend pas au rendez-vous il en conclura que leur amour est définitivement terminé. Marie cherche du secours mais l’endroit où elle a été blessée est un no man’s land rongé par la guerre, noyé dans la destruction. Un couple va pourtant la trouver et chercher à l’aider. Ce roman est captivant. D’abord parce qu’il est construit d’une manière qui empêche le lecteur de poser son livre le roman propose des chapitres qui sont rédigés d’un point de vue interne. Mais tantôt c’est celui de Marie, tantôt celui de Steph et tantôt celui des autres personnages. Si bien qu’on s’attache à chacun d’eux, on voit les choses à travers leur regard, leur passé, leurs pensées. Et à chaque fois que le suspens est à son comble, Andrée Chedid, maligne, change de chapitre, nous poussant sans cesse à poursuivre notre lecture. D’autre part, les thèmes sont intéressants. Celui de la guerre, aveugle, profondément destructrice est omniprésent. L’autrice a choisi de ne pas donner un cadre spatio-temporel précis, montrant par là l’universalité et l’intemporalité de cette engeance. Et forcément cela fait écho, trois fois hélas, à des situations dont nous entendons parler et que certains vivent au quotidien. Mais là encore, l’autrice nous surprend en utilisant des images très poétiques pour évoquer une horreur. Dans la boue des rizières, sur l’asphalte des cités, dans la torpeur des sables, entre plaines et collines, sous neige ou soleil, perdus dans les foules que l’on pourchasse et décime, expirant parmi les autres ou dans la solitude les massacrés, réfugiés, fusillés, suppliciés de tous les continents, convergent soudain vers cette rue unique, vers cette personne, vers ce corps, vers ce cœur aux abois, vers cette femme à la fois anonyme et singulière. À la fois vivante et blessée à mort. » Le thème de l’amour est aussi prépondérant. On trouve l’amour entre Marie et Steph, mais aussi celui d’Anya et Anton, le couple âgé qui s’occupe d’elle, et celui de Gorgio, un snipper, pour sa mère. Ces trois relations d’amour se mêlent et s’entrecroisent, se superposent aussi parfois. Chacun voit dans l’amour des autres son passé, son avenir, son possible, et c’est très émouvant car Andrée Chédid passe du pathétique au tragique sans cesse, mais d’une très belle manière qui tire les lecteurs vers le haut, sans jamais tomber dans la guimauve. Même si le livre n’est pas franchement optimiste, il est très intéressant, car à travers le message d’amour que veut donner la protagoniste à Steph, on trouve aussi le message de l’écrivaine qui dénonce l’absurdité de la guerre, bien symbolisée par le personnage de Gorgio qui ne sait pas trop ni pourquoi il se bat, ni dans quel camp il se trouve. Et contre ce pessimisme, Andrée Chédid nous propose deux voies, celle de l’amour et celle de la littérature, que Gorgio découvre peu à peu et qui le touche en plein cœur comme pourrait le faire une balle, mais qui au lieu de porter la mort, donne la vie. À parcourir tous ces livres, il éprouvait un plaisir neuf, intense. Son œil avide détectait les mots qui pouvaient lui servir. Il en tirait rapidement le suc ou un rayon de lumière, ou bien une chaude proximité. À travers sa totale liberté et ces soudaines découvertes, il lui semblait vivre. Vivre comme jamais. » Je vous recommande donc vivement ce court roman très puissant qui sonne juste et fait la part belle au langage poétique. Le Message, d’Andrée Chedid Roman paru en 2000. 160 pages chez Flammarion collection Étonnants classiques.
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Editeur Le Livre de Poche 1 janvier 1992Collection Littérature & Documents1049 pageschez Miss Alfie1123... Après la pendaison de son amant Jack Shareburg, Ellen, enceinte, jette une malédiction sur les trois hommes qui en sont la cause Percy Hamleigh, William, le prieur James et Waleran Bigod, et part se réfugier en foret. Quelques années plus tard, Ellen vit toujours dans sa foret avec son fils. Lorsque Tom le bâtisseur, privé de travail, prend la route avec sa famille Agnès son épouse, Martha et Alfred ses enfants afin de trouver un emploi... Épuisée par la famine et sa grossesse, Agnès accouche en bord de foret et meurt. Tom ne pouvant nourrir l'enfant l'abandonne sur la tombe de sa mère. Jack, le fils d'Ellen, découvre l'enfant et va prévenir sa mère, mais lorsqu'ils arrivent, ils voient un prêtre qui a recueilli l'enfant et l'emporte vers un couvent où les moines vont s'occuper de lui et devenir une sorte de fils adoptif du prieur de remord, Tom retourne sur la tombe d'Agnès, mais trop tard, l'enfant à déjà disparu, mais il rencontre Ellen et Jack. Une passion naît immédiatement entre Tom et Ellen, ils décident de rester ensemble. Ils font route vers le village de Kingsbridge pour essayer de trouver du chemin ils vont faire la connaissance d'Aliena, fille de Bartholomew, comte de Shiring, qui a refusé d'épouser William de Hamleigh. Une haine profonde et durable va entraîner ces deux familles à des luttes sans A la mort du roi Henri Ier Beauclerc , Stephen, son neveu s’empare du trône. La guerre entre lui et Maud, fille du roi Henri, va durer une trentaine d'année... Sans vraiment de vainqueur définitif. Pendant se temps là, Philip est devenu prieur de Kingsbridge, et veut faire construire une cathédrale. Et il décide de faire confiance à Tom le bâtisseur. La famille s'installe donc au village et Tom va pouvoir réaliser son rêve, et surtout il retrouve son fils abandonné Jonathan. Mais il ne va pas récupérer l'enfant, en effet, vivant maritalement avec Ellen et risquant d'être puni lourdement pour cet abandon, il décide de laisser l'enfant à la charge des à un complot contre le roi Stephen, Bartholomew, comte de Shiring, est emprisonné et son comté est donné à la famille Hamleigh. Ses enfants Richard et Aliena, sont chassés du manoir, après que William, ex-fiancé éconduit viole Aliéna. Réfugiés à Kingsbridge, Aliéna qui a juré à son père de s'occuper de son frère jusqu'à ce que celui-ci retrouve son comté, monte un commerce de laine, devient riche et peut armer son pendant ce temps la guerre se poursuit, la cathédrale est commencée... Mais justement, la cathédrale, et le commerce de laine commence à faire de l'ombre à l'église de Shiring... ce que ne peut tolérer la famille est devenu maçon, Tom fait de Jack son apprenti. Les demi-frère ne s'aiment décès de sir Percy Hamleigh, son fils William s'aperçoit que ses finances sont bien moins reluisantes qu'il ne l'imaginait, et tout cela par la faute du prieur Philip et de son marché et de sa cathédrale et celle d'Aliena et son commerce de laine. Il n'aura de cesse de vouloir les détruire. Tom est tué lors de l'attaque, les entrepôts d'Aliena détruit. Ruinée elle est obligée d'épouser Alfred pour tenir sa parole envers son père et entretenir son frère. Entre temps Aliena est tombée amoureuse de Jack. Le jour du mariage Ellen, jette un sort sur les époux, et Alfred n'arrivera pas à consommer son union. Alfred persuade le prieur Philip de continuer la construction de la cathédrale. Mais, le toit de celle-ci s'effondre alors qu'Aliena donne naissance au fils de Jack. Fou de rage, Alfred la chasse. Aliena part vers Compostelle pour essayer de retrouver etc ... et ça se termine par l'assassinat de Thomas Becket, la pendaison de William Hamleigh, et la pénitence du roi Henri, sous les yeux du prieur Philip. une fresque historique agréable, mais de quoi s'y perdre avec autant de personnages, si peu sympathiques... passion et fureur... donc se laisse lire. Pas au point de me jeter sur la suite avant un certain temps Un monde sans fin.Par contre assez agaçant que l'auteur juge utile de nous infliger autant de répétition à chaque chapitre ! tout à fait le genre feuilleton télé...Trois principaux évènements perturbateurs initient les construction de la cathédrale de Kingsbridge, un enjeu économique et politique très important elle donnerait à la ville de Kingsbridge un prestige et par là même une prospérité considérable. Elle est pour cela voulue par le prieur Philip, qui affrontera avec détermination tous les obstacles financiers, matériels et politiques qui s'y opposeront. C'est aussi la passion de l'honnête bâtisseur Tom, et plus tard celle du fils de Ellen, Jack. Or, l'évêque Waleran voit d'un mauvais œil cette puissance naissante susceptible d'échapper à son contrôle et de lui faire de l'ombre ; en cela ses intérêts convergent avec ceux de William Hamleigh, fou de rage à l'idée de voir Kingsbridge acquérir une importance économique qui ne pourrait que nuire à ses intérêts. Les ambitions d'une famille de petite noblesse, les Hamleigh, pour la possession du prospère comté voisin de Shiring au départ gouverné par le comte Bartholomew. Suivent les manœuvres de cette famille, opposée aux héritiers légitimes Aliena et Richard pour acquérir ou conserver le contrôle de ces terres. Survient ensuite la guerre civile, entre les deux héritiers Stephen et Maud, qui dresse de nouveaux obstacles et exacerbe les tensions dans la région. Car les protagonistes se retrouvent embarqués dans ce conflit, et se disputent la bienveillance du camp qu'ils soutiennent. On peut ainsi relever deux camps principaux Celui du prieur Philip, des héritiers Aliena et Richard et de la famille de bâtisseurs Tom, Jack et Ellen. Favorable à la construction de la cathédrale de Kingsbridge et à la reconnaissance de Richard comme comte de Shiring. Celui de l'évêque Waleran et des Hamleigh, qui cherchent par tous les moyens à empêcher leurs adversaires d'arriver à leurs fins. À noter que ces protagonistes ne sont pas réellement affiliés dans la guerre civile, au sens où ils cherchent les faveurs du camp le plus puissant or chaque côté a tour à tour l'avantage dans cette guerre.wikipédia Deux siècles plus tard, autour du même édifice, nous retrouvons les descendants de ces héros, dans la ville fictive de Kingsbridge… enfants sont les témoins d’une poursuite meurtrière dans les bois un chevalier tue deux soldats au service de la reine, avant d’enfouir dans le sol une lettre mystérieuse, dont le secret pourrait bien mettre en danger la couronne d’Angleterre. Ce jour scellera à jamais leurs destinées…Gwenda, voleuse espiègle, poursuivra un amour impossible ; Caris, libre et passionnée, qui rêve d’être médecin, devra défier l’autorité de l’Église, et renoncer à celui qu’elle aime ; Merthin deviendra un constructeur de génie mais, ne pouvant épouser celle qu’il a toujours désirée, rejoindra l’Italie pour accomplir son destin d’architecte ; Ralph – son jeune frère dévoré par l’ambition – deviendra un noble corrompu, prêt à tout pour satisfaire sa soif de pouvoir et de éphémères, famines, guerres cruelles, ravages féroces de la peste noire… Appuyée sur une documentation historique remarquable, cette fresque épique dépeint avec virtuosité toutes les émotions humaines, à travers un demi-siècle d’histoire mouvementée… Ils en parlent... curiosité historiqueun peu perdue dans la généalogie... donc, petit tour sur wikipédiaIl est surnommé Lion de Justice pour son amélioration des rouages rudimentaires de l'administration et de l'appareil législatif du la mort de sa première épouse Mathilde d'Écosse en 1118, Henri a quatre enfants Mathilde 1102-1167, Guillaume Adelin 1103-1120, Richard de Lincoln † 1120 et Robert, ces deux derniers étant 29 janvier 1121, il épouse Adélaïde, fille du duc Godefroid Ier de Louvain, mais aucun enfant ne naît de ce mariage. Cependant, Henri détient le record du plus grand nombre de bâtards reconnus nés d'un roi anglais, avec un total de meurt d'une intoxication alimentaire après avoir mangé des lamproies avariées en décembre 1135 à Lyons-la-Forêt Saint-Denis-en-Lyons en Normandie. Il est enterré à l'abbaye de que les barons d'Henri aient juré allégeance à sa fille, la reconnaissant comme future reine, ses prétendues frasques sexuelles et son remariage avec un Angevin, Geoffroy le Bel, comte d'Anjou, un ennemi des Normands, permettent à un neveu d'Henri, Étienne de Blois, de venir en Angleterre et de prétendre au trône avec leur lutte entre Mathilde et Étienne provoque une longue guerre civile connue comme l'Anarchie. La dispute est finalement réglée en 1153 avec le traité de Wallingford Étienne désigne le fils de l'Emperesse et du comte d'Anjou, le futur Henri II, comme héritier..La tension était désormais trop grande pour trouver une issue autre que la catastrophe qui ne fut pas longue à venir. Une phrase du roi exaspéré n'y aura-t-il personne pour me débarrasser de ce prêtre turbulent ? » bien qu'il puisse s'agir d'une phrase apocryphe, la phrase exacte étant incertaine fut interprétée comme ordre par quatre chevaliers anglo-normands Reginald Fitzurse, Hugues de Morville, Guillaume de Tracy et Richard le Breton. Ces quatre chevaliers projetèrent donc immédiatement le meurtre de l'archevêque et le perpétrèrent près de l'autel de la cathédrale de Canterbury le 29 décembre II se résolut alors à faire pénitence publique à Avranches en 1172 et à revenir sur les décisions entérinées dans les Constitutions de fut ensuite révéré par les fidèles dans toute l'Europe comme martyr et canonisé par Alexandre en 1173. Le 12 janvier de l'année suivante, Henri II dut faire pénitence publiquement sur la tombe de son ennemi, qui resta un des lieux de pèlerinage les plus populaires en Angleterre, jusqu'à sa destruction lors de l'anéantissement des monastères. Un reliquaire fut cependant conservé, et ce site est visité par de nombreux touristes de nos J. Williams a suggéré que l'histoire du meurtre de Thomas a pu inspirer la légende maçonnique de la mort de Hiram Abiff. Cette théorie comprend la référence à un groupe de maçons dans la ville de Londres faisant une procession à la chapelle de Thomas le jour du saint. Il suggère qu'il pouvait y avoir une pièce emblématique. Il y avait aussi un ordre militaire dit des chevaliers de St. Thomas qui fut actif pendant les croisades et proche des Templiers.
Le Message est un roman écrit par l'autrice Andrée Chedid, publié durant l'année 2000. L'œuvre raconte l'histoire de Marie, blessée par balle dans un pays en guerre, et amoureuse de Steph, qu'elle voulait rejoindre après une violente dispute. Mortellement touchée, les images de sa vie passent en revue dans son esprit, tandis qu'elle se désespère de ne jamais pouvoir lui transmettre le message de son amour. Andrée Chedid est née au Caire, en Égypte, en 1920 et morte à Paris en 2011. Elle est une autrice de nouvelles, de poèmes et de romans naturalisée française son œuvre questionne la condition humaine, la fragilité de notre existence et la beauté de la vie, pourtant menacée par des peurs irrationnelles. Une photo d'Andrée Chedid Résumé du roman Le lecteur découvre, à travers un récit au présent conduit à la troisième personne du singulier, l'existence de Marie, une jeune femme qui vit dans un pays en guerre. Elle est blessée par une balle et souffre atrocement. Mais malgré la douleur, elle ne pense qu'à une seule chose rejoindre Steph, son petit ami, avec qui elle s'est disputée, et qu'elle voulait rejoindre pour enfin se réconcilier. Entre eux, il y a un pont leurs vies sont séparées par la ville et par son agitation de guerre. Ils partagent pourtant une passion très vive et Marie est prête à tout pour Steph. C'est le message qu'elle a pour lui. Mais elle a de moins en moins de forces tandis que le sang s'épanche par terre. Elle est submergée par les images de son passé qui ressurgissent. Un couple d'octogénaire, Anya et Anton, passe alors dans la rue où elle est tombée. Anton, le mari, est médecin de profession et tente de lui porter secours. Mais les blessures de Marie sont trop graves et il ne peut rien faire, sinon l'accompagner dans ses derniers instants. Alors Marie, se sentant défaillir, confie à Anya son message pour Steph elle l'aime, elle venait le rejoindre. La vieille femme s'empresse de lui porter. Mais vient dans la rue un franc-tireur un sniper, s'enquérir de cette situation qu'il a observée il s'agit de Gorgio, qui s'était donné pour objectif de défendre le quartier contre les ennemis. Il s'est trompé en tirant sur Marie et le regrette intérieurement. Il se promet alors d'aller lui-même chercher l'ambulance qui sauvera la mourante. Anya, quant à elle, ne parvient pas à prévenir Steph, malgré tous ses efforts. Steph, lui, ne voit pas Marie à l'endroit où ils s'étaient donné rendez-vous ; il décide donc d'aller la trouver chez elle. Lorsqu'enfin il arrive à son appartement, il trouve sa petite amie agonisant dans la rue. Et malgré l'ambulance qui finalement arrive, Marie décède. Steph, dévasté, finit par tuer Gorgio, qu'il accuse d'avoir tué Marie. 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Chapitre 4 Marie se remémore sa rencontre avec Steph. La première fois, ce fut lorsqu'elle avait 10 ans, au mariage de son frère ainé, dans un pays méditerranéen. Puis ils se revirent dix ans après. Chapitre 5 Marie n'en peut plus mais elle veut à tout pris arriver à l'heure à son rendez-vous avec Steph. Chapitre 6 Dans la boue des rizières, sur l’asphalte des cités, dans la torpeur des sables, entre plaines et collines, sous neige ou soleil, perdus dans les foules que l’on pourchasse et décime, expirant parmi les autres ou dans la solitude les massacrés, réfugiés, fusillés, suppliciés de tous les continents, convergent soudain vers cette rue unique, vers cette personne, vers ce corps, vers ce cœur aux abois, vers cette femme à la fois anonyme et singulière. À la fois vivante et blessée à mort. Otto Dix, Der Krieg La guerre, 1924, gravure détail. Photo © Sotheby's Chapitre 7 Marie se souvient d'un moment amoureux, et heureux, passé avec Steph au bord de la mer. Chapitre 8 Marie se sent mourir et regrette de ne pas mourir de vieillesse, comme elle se l'était toujours imaginé. Chapitre 9 Ses genoux tremblent, elle n'en peut plus. Une douleur la transperce, elle trébuche, là voilà par terre. Chapitre 10 On apprend que Steph lui a écrit une lettre. Sentant qu'elle ne pourra jamais atteindre le pont, elle cherche alors un passant à qui transmettre le message pour son amant. Chapitre 11 Le contenu de la lettre de Steph il y écrit que, depuis qu'il connaît les horreurs de la guerre, rien n'est plus important que leur amour à eux. Alors Marie tente de saisir cette lettre qu'elle porte dans sa sacoche, afin d'y écrire à son tour son message Je t'aime. Je viens à toi. » Ou du moins Je venais... » Chapitre 12 Dans sa lettre, Steph donnait un rendez dimanche à midi à Marie si, au bout d'une heure, elle n'était pas là, lui s'en irait, ayant acté leur séparation définitive. Marie prend la lettre et y griffonne Je venais. Je t'aime. » Chapitre 13 Marie crie afin d'attirer l'attention mais la rue est déserte. Elle agonise, à terre. Chapitre 14 Marie lutte pour rester en vie. Chapitre 15 Soudain, un couple de vieilles personnes sort d'une porte de la rue, avec des valises. Chapitre 16 Marie voit le couple qui s'approche ; il s'agit des derniers habitants du quartier. Chapitre 17 Le couple la dépasse mais Marie pousse un grand cri. Les deux vieux l'entendent et courent vers elle. Chapitre 18 Anton, le mari, est un ancien médecin il part chercher sa trousse de secours pour soigner Marie. La mourante en profite pour donner sa lettre à Anya, la femme celle-ci lui promet d'arriver à temps au pont pour donner cette lettre à Steph. Il est 12h45. Chapitre 19 Anton se rend compte que Marie ne pourra pas survivre. Il tente néanmoins de la garder en vie jusqu'à ce qu'elle puisse revoir une dernière fois Steph. Chapitre 20 La présence d'Anton apaise Marie. Chapitre 21 Anton veille sur Marie et espère un retour rapide d'Anya et de Steph. Chapitre 22 Anya s'indigne et se dégoûte de la guerre. Elle pense à la futilité des religions et des croyances. Elle se demandait comment et pourquoi ces peuples d’une minuscule et même planète, ces humains d’une dérisoire longévité, irrémédiablement voués à la même mort, pouvaient répéter, multiplier, ces jeux macabres et s’en glorifier. De l’Occident à l’Orient, plus loin encore, partout, se déchaînent fureurs, intolérances, haines, à l’image de certains drames familiaux qui ne trouvent jamais d’épilogue. Chapitre 23 Anya continue sa route vers le point de rendez-vous ; elle imagine le bonheur d'Anton dans le cas où elle le trouverait. Chapitre 24 Marie se souvient de son enfance, puis de sa passion avec Steph. Lorsqu'Anton lui parle, elle ne peut cependant pas parler elle se contente désormais de sourire. Chapitre 25 Anya, de loin, aperçoit Steph, assis près du pont, comme il l'indiquait dans sa lettre. Elle est au milieu d'une foule de personnes qui ne désire qu'une chose fuir. Chapitre 26 Anton chantonne une mélodie pour Marie, qui gît par terre les yeux mi-clos. Chapitre 27 Anya, au milieu de la foule, s'aperçoit que Steph a quitté son muret. Il est maintenant dans la foule et elle tente de capter son attention elle crie en agitant une photo, mais ses cris sont impuissants. Elle le voit s'éloigner et monter dans l'autobus qui l'emmène de l'autre côté du pont. Chapitre 28 Anton s'inquiète de ne pas voir Anya arriver à l'autre bout de la rue. Soudain, c'est un jeune homme armé qui lui demande ce qu'il se passe. Chapitre 29 Marie se retourne difficilement vers Anton. Chapitre 30 Le jeune homme se dit protecteur du quartier contre ses ennemis. Anton se demande s'il s'agit d'un ami ou d'un ennemi, en se figurant qu'il pourrait s'agir de l'homme qui a tiré sur Marie. Le jeune homme promet cependant de trouver une ambulance pour la sauver. Chapitre 31 Anya arrive essoufflée, pour raconter à Anton sa peur de le perdre ainsi que son échec à prévenir Steph, malgré ses efforts. Chapitre 32 Sur cette parcelle du vaste monde, sur ce minuscule îlot de bitume, sur cette scène se joue, une fois de plus, une fois de trop, le théâtre barbare de nos haines et de nos combats. Massacres, cités détruites, villages martyrisés, meurtres, génocides, pogroms… Les siècles s’agglutinent en ce lieu dérisoire, exigu, où la mort, une fois de plus, joue, avant son heure, son implacable, sa fatale partition. Tandis que les planètes – suivant leurs règles, suivant leurs lois, dans une indifférence de métronome – continuent de tourner. Comment mêler Dieu à cet ordre, à ce désordre ? Comment l’en exclure ? John Martin Le Pandemonium, inspiré de Paradise Lost, de John Milton musée du Louvre à Paris, 1841 Chapitre 33 Steph pense à l'attente et à sa tristesse de ne pas avoir vu Marie au rendez-vous. Ils s'étaient pourtant promis de s'aimer toujours et de finir ensemble leur vie. Il s'imagine que Marie a trouvé quelqu'un d'autre et prend peur. Il décide alors de continuer à se battre pour elle. Chapitre 34 Marie se demande si Steph est venu au rendez-vous, si Anya lui a donné la lettre. Elle entend Anya et Anton chuchoter ensemble et s'effraie que tout soit fini avec Steph. Chapitre 35 Gorgio, le jeune homme à la mitraillette, pense à son parcours depuis le début des conflits il s'est engagé dans un camp contre l'avis de ses parents et, agissant en solitaire, il tire de loin sur les ennemis. Sa mitraillette et lui ne font qu'un. Chapitre 36 Anya admire tellement Anton qu'elle a du mal à raconter son échec vis-à-vis de Steph. Chapitre 37 Gorgio se sent accompli depuis qu'il a une mitraillette et un uniforme. Avant, son père ne cessait le rabaisser à cause de ses résultats scolaires. Chapitre 38 Le vieux couple se promet de retrouver un jour Steph pour tout lui raconter. Chapitre 39 Gorgio s'est réfugié dans un quartier de riches chez un écrivain où se trouvent de nombreux livres. Il vide les maisons désertées pour se nourrir et s'éclaire avec des bougies. Il lit les livres qu'il trouve et recopie certaines phrases touchantes dans un carnet. À parcourir tous ces livres, il éprouvait un plaisir neuf, intense. Son œil avide détectait les mots qui pouvaient lui servir. Il en tirait rapidement le suc ou un rayon de lumière, ou bien une chaude proximité. À travers sa totale liberté et ces soudaines découvertes, il lui semblait vivre. Vivre comme jamais. Chapitre 40 Il pense à la jeune femme étendue et au vieil homme qui la veille. Il pense à la vieille femme essoufflée ayant eu peur à sa vue. Il demande sa route à un marchand de légumes qui l'injurie. Impassible, Gorgio continue son chemin. Chapitre 41 Anya et Anton font croire à Marie qu'Anya a vu Steph et qu'il va arriver, dans l'espoir de la maintenir en vie. Chapitre 42 Dans le bus, au milieu de la foule, Steph pense à Marie. Il s'avise tout à coup qu'elle est peut-être en danger, que le quartier qu'elle devait traverser était peut-être dangereux. Alors il veut descendre du bus, malgré la foule qui bloque tout. Chapitre 43 Le pouls de Marie est très faible. Anya et Anton pensent qu'elle n'en a plus pour longtemps mais mentent toujours, promettant que Steph est sur le point d'apparaître au bout de la rue. Chapitre 44 Gorgio se trouve devant un hôpital détruit. Il pense alors à sa mère hospitalisée dix ans auparavant et à sa dispute avec son père, lorsqu'il a quitté le foyer. Il se remet en marche afin de trouver l'ambulance qu'il est venu chercher. Chapitre 45 Steph saute de l'autobus en marche ; il se fait insulter pour avoir mis tout le monde en danger. Chapitre 46 Anya et Anton continuent de faire espérer Marie. Chapitre 47 Il est 14 heures, Steph est dans la rue, tout près de rejoindre Marie. Chapitre 48 Gorgio cherche toujours une ambulance. Chapitre 49 Anya et Anton se pensent heureux d'être toujours vivants. Ils auraient dû être à la place de Marie ; ce devrait être leur tour de mourir. Chapitre 50 La foule est si dense que Steph ne peut pas traverser le pont. Tout le monde s'étonne de le voir aller dans le sens inverse et il lui faut expliquer qu'il veut rejoindre sa femme pour qu'enfin on le laisse passer. Il est maintenant persuadé que Marie l'attend chez elle. Chapitre 51 Gorgio se retrouve également au pont que la foule traverse. Il veut demander de l'aide à quelqu'un. Mais sa mitraillette effraie tout le monde. Alors le jeune homme s'adresse à un gendarme, lui expliquant son problème. L'homme en uniforme lui dit d'abandonner, Marie devant déjà être morte. Gorgio ne l'écoute pas et repart. Chapitre 52 Anya et Anton assoient Marie afin qu'elle ait un point de vue sur le début de la rue. C'est désormais sa seule raison de vivre. Chapitre 53 De l'autre côté du pont, Giorgio parle à un homme qui l'informe que les pompiers, les gendarmes et les ambulances sont derrière lui, et non pas devant lui. Chapitre 54 Steph court maintenant vers l'immeuble dans lequel Marie habite. Chapitre 55 Marie aperçoit finalement Steph. Mais lui ne l'a pas vue, et c'est Anton qui doit lui barrer le passage pour le stopper. Chapitre 56 Gorgio a finalement trouvé une ambulance avec trois infirmiers. Ils roulent en direction de Marie. Chapitre 57 Anton explique à Steph qu'on a tiré dans le dos de Marie, qui est étendue par terre. L'homme se jette à genoux près de la mourante. Il n'y a plus rien à faire, sinon la bercer Marie meurt ainsi contre la poitrine de Steph. Chapitre 58 L'ambulance arrive mais c'est trop tard Gorgio voit que Marie est morte. Steph, en voyant le franc-tireur, l'accuse d'avoir tué sa femme. Il sort soudain un revolver de sa poche et tue Gorgio. L'horreur de la guerre L'homme est une énigme. C'est le postulat posé par Andrée Chedid, à la source de tout, et dont la conséquence la plus terrible réside dans la guerre. La guerre est une horreur sans nom, qui ne cesse pourtant de s'imposer à tous, et c'est toujours l'humanité qui en est le responsable et l'acteur Depuis l’aube des temps, les violences ne cessent de se chevaucher, la terreur de régner, l’horreur de recouvrir l’horreur. Visages en sang, visages exsangues. Hémorragies d’hommes, de femmes, d’enfants… Qu’importe le lieu ! Partout l’humanité est en cause, et ce sombre cortège n’a pas de fin. Le nom de Marie », qui est le prénom féminin le plus porté sur Terre, symbolise cette situation universelle, connue par tous les Hommes celle de la violence. De même, la ville dans laquelle le récit prend place n'est jamais nommée elle est un non-lieu, c'est-à-dire, potentiellement, tous les lieux en même temps. Cela est mis en perspective par des réflexions sur l'Histoire Connaissant, grâce à son métier, les déroulements de l'Histoire, Steph questionnait l'Histoire. Qu'était-elle d'autre, depuis les origines, que violences, qu'instinct prédateur, que désir de domination ? Déjà la bactérie ne se perpétue qu'en absorbant, qu'en dévorant l'autre; était-ce une nécessité, une fatalité gravées dans nos cellules ? De peuples à peuples, de familles à familles, qu'était-elle d'autre, la vie que batailles, où la vanité, l'orgueil, la course au pouvoir et à ses avantages devenaient les leviers de l'existence ? Mais y aurait-il eu Shakespeare, Eschyle, Euripide, Molière, Dostoïevski et d'autres, si nous n'appartenions qu'à une tribu sage, bienveillante, pacifique ? La mort de Priam, Jean Baptiste Regnault, 1785 détail Ou encore Sur cette parcelle du vaste monde, sur ce minuscule îlot de bitume, sur cette scène se joue, une fois de plus, une fois de trop, le théâtre barbare de nos haines et de nos combats. Massacres, cités détruites, villages martyrisés, meurtres, génocides, pogroms. Les siècles s'agglutinent en ce lieu dérisoire, exigu, où la mort, une fois de plus, joue avant son heure, son implacable, sa fatale partition. Que l'homme soit une énigme, cela est encore représenté par le personnage de Gorgio devenu sniper, il tue par plaisir pour se sentir vivre là où une existence banale ne recélait que sa déception et sa tristesse. Mais sa démarche est ambiguë, puisqu'il s'échine a posteriori à trouver du secours pour celle qu'il a tuée. Contradiction fondamentale de l'acte humain, insaisissable et pourtant là. La beauté de l'amour Si la guerre est issue d'un sentiment primaire de l'Homme, il y a néanmoins un autre sentiment tout aussi primaire qu'on peut lui opposer, comme une protection à toute épreuve il s'agit de l'amour. C'est ce qu'écrit Steph lui-même dans sa lettre pour Marie Depuis que je côtoie quotidiennement la mort, tout me semble absurde », continuait la lettre. Tout me paraît vain, en dehors de l’amour. Nous nous aimons, toi et moi. Nous le savons depuis longtemps, plus rien ne devrait nous séparer. Ni ma recherche, ni tes photos, ni mes pierres, ni tes images. Notre amour est fort, tenace, solide ; le reste est précaire. La guerre rend tout précaire, tout fragile, exactement comme l'amour à côté de la puissance de leur sentiment, tout paraît futile à Steph. En contre-point, il y a également l'amour d'Anton et d'Anya tandis que Maria et Steph connaissent une passion fougueuse, le vieux couple a été façonné par le temps. Ces deux ont appris à s'accepter, à s'accorder, pour finir ensemble leur route. La guerre, a contrario, a brisé l'espoir similaire de Steph et Marie. Dans ce sens-là, par ailleurs, Anya et Anton sont l'exact contraire de belligérants la guerre est en effet le résultat d'une incompréhension entre deux parties, et de leur refus de s'accepter mutuellement. Reste alors la littérature, qui possède une force similaire à celle de l'amour Pour lui parler, il faut utiliser peu de mots des mots simples, des mots essentiels, qui vont du coeur au coeur. Des mots qui se glissent, petit à petit, avec leurs consonnes, leurs voyelles, dans le corps et la pensée de Marie. Des mots qui deviendront la matière de ce corps, le ferment de cette pensée, des mots à lent parcours qui traverseront le conduit auditif, atteindront la caisse du tympan, percuteront les osselets, ensuite le rocher; des mots qui se frayeront lentement passage dans le labyrinthe de l'oreille. Des mots aimés, des mots aimants, ressentis, aggripés à l'espérance. Des mots vrais même s'ils mentent. Des mots forgés d'amour et de promesse, même s'ils simulent. Des mots réels et fictifs. Des mots pour vivre et pour rêver.
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