Lettreouverte Ă  Brigitte BOURGUIGNON, Ministre des SolidaritĂ©s. l’interview que vous avez accordĂ© Ă  BFMTV le 2 fĂ©vrier au matin suscite de notre part quelques rĂ©actions et interrogations. Vous laissez entendre que le cinquiĂšme risque, actĂ© dans la loi vieillissement, finance les aides apportĂ©es aux EHPAD alors mĂȘme que ce Desdroits Ă©gaux au-delĂ  de 60 ans. Donner vraiment la parole aux personnes ĂągĂ©es. Interdire d’attacher et d’enfermer. Des Ehpad Ă©valuĂ©s et notĂ©s selon des critĂšres de qualitĂ©. Pourse faire entendre, Sylvie DetƓuf a obtenu la prĂ©sidence du Conseil de vie sociale. « Dix ou 12 familles y assistent. » AprĂšs deux rĂ©unions cette annĂ©e avec la direction, le CVS exige Lemeneur fait des gestes (vagues pour faire varier la durĂ©e du son et la hauteur) le groupe dessine le geste avec sa voix. Proposer Ă  des enfants de prendre le rĂŽle de chef d’orchestre. C2 C3 La marmite des sons Objectif : jouer avec les sonoritĂ©s de la langue En cercle, matĂ©rialiser au centre la « marmite » avec un cerceau ou un carton. Celuici doit obligatoirement faire connaitre aux membres du conseil de la vie sociale les suites, favorables ou dĂ©favorables, qu'il entend rĂ©server aux avis et aux propositions formulĂ©s. Est Ă©lu le candidat ayant obtenu le plus grand nombre de voix et, en cas d'Ă©galitĂ©, un tirage au sort est effectuĂ©. Le prĂ©sident est Ă©lu parmi les Droitsen EHPAD Le conseil de la vie sociale ComposĂ© de reprĂ©sentants des rĂ©sidents, des familles et du personnel de l’établissement, le conseil de la vie sociale donne son avis et fait des propositions sur toutes les questions liĂ©es au fonctionnement de l’établissement : qualitĂ© des prestations, amĂ©lioration du cadre de vie Eninstituant les conseils de la vie sociale, la loi n° 2002-2 du 2 janvier 2002 rĂ©formant les institutions sociales et mĂ©dico-sociales crĂ©e-t-elle rĂ©ellement un bon outil pour faire advenir plus de dĂ©mocratie dans les Ă©tablissements, et plus particuliĂšrement, dans nos Centres d’hĂ©bergement et de rĂ©insertion sociale (CHRS) ? K9RT. Les membres du Conseil de Vie Sociale Trombinoscope Article de presse Ă©lus de mai 2019 Ă  mai 2021 - ReprĂ©sentants des rĂ©sidents - ReprĂ©sentants du personnel - ReprĂ©sentants des familles Pour contacter le Conseil de Vie Social Fonctionnement Plaquette du CVS Depuis la loi de 2002-2 mise en place en faveur des usagers, le Conseil de Vie Sociale CVS est un outil obligatoire au bon fonctionnement d’un Ă©tablissement. A quoi sert-il? Le CVS est un outil important de dĂ©mocratie participative. Il permet notamment d’entendre la voix Ă  la fois des usagers et des professionnels. Le CVS est un lieu d'expression qui vous permet d’échanger ensemble sur des questions partagĂ©es collectivement. Il concerne autant les rĂ©sidents, les familles et le personnel. Le CVS permet la libre expression des rĂ©sidents et des familles. Qui en fait parti? Le conseil comprend au moins - 3 reprĂ©sentants des rĂ©sidents - 3 reprĂ©sentants des familles - 2 reprĂ©sentants du personnel - 1 reprĂ©sentant administratif L’accĂšs au conseil se fait par Ă©lection. Chaque membre est Ă©lu pour 3 ans maximum. Le prĂ©sident est Ă©lu lors de la premiĂšre rĂ©union parmi les rĂ©sidents Quand se rĂ©unit-il? Le conseil se rĂ©unit au minimum 3 fois par an au sein de l’EHPAD Jacques Barat-Dupont sur convocation du prĂ©sident. Quel est son dĂ©roulement? - Le prĂ©sident ouvre le CVS en prĂ©sentant l’ordre du jour, c'est-Ă -dire l’ensemble des points Ă  aborder lors du Conseil. - Tous les membres prĂ©sents vont ensuite dĂ©libĂ©rer sur des questions, des idĂ©es
 concernant le fonctionnement de la rĂ©sidence. - Le CVS vous permet d’avoir un rĂŽle actif de consultant. - Vous devenez ainsi le porte-parole de vos pairs. Quels sujets peut-on aborder? Les sujets Ă  aborder sont divers et variĂ©s, voici quelques exemples - Le fonctionnement de l’établissement - La vie quotidienne - Les activitĂ©s proposĂ©es - L’entretien des locaux - Les projets de travaux - Le rĂšglement intĂ©rieur - Les questionnaires de satisfaction - 
 Analyse du comportement de plainte des victimes Ă  partir de l’enquĂȘte CVSSe rendre au commissariat de police ou Ă  la gendarmerie pour faire un signalement Ă  la suite d’une atteinte matĂ©rielle, corporelle et/ou psychique est loin d’ĂȘtre une dĂ©marche systĂ©matique. D’aprĂšs l’enquĂȘte de victimation Cadre de vie et sĂ©curitĂ© », cette dĂ©marche est en effet fortement conditionnĂ©e par la nature et la gravitĂ© des faits subis, Ă  l’exception notable des violences sexuelles ou des violences subies au sein du mĂ©nage qui sont trĂšs faiblement reportĂ©es moins d’une victime sur six se rend en commissariat ou en gendarmerie. Pour les atteintes aux biens, le dĂ©pĂŽt de plainte est un prĂ©alable obligatoire pour enclencher le recours auprĂšs de l’assurance, ce qui explique notamment que plus de 85% des victimes se dĂ©placent pour les cambriolages ou les vols de voitures. Une fois au commissariat ou Ă  la gendarmerie, pour toutes les atteintes Ă  l’exception des actes de vandalisme contre le logement, les violences sexuelles et les violences subies au sein du mĂ©nage, plus de sept victimes sur dix dĂ©posent formellement plainte. Les autres se reportent majoritairement vers une dĂ©claration en main courante et plus rarement abandonnent leur dĂ©marche. Les victimes de violences sexuelles et plus encore les victimes de violences subies au sein du mĂ©nage renoncent plus frĂ©quemment Ă  dĂ©poser plainte une fois sur place respectivement 40% et 52%. Les victimes de violences au sein du mĂ©nage qui optent pour un dĂ©pĂŽt sur main courante plutĂŽt que pour un dĂ©pĂŽt de plainte dĂ©clarent huit fois sur dix vouloir essayer de faire changer les choses sans porter plainte ». Pour les victimations autres que les violences sexuelles et les violences au sein du mĂ©nage, environ 7% des victimes qui se sont rendues au commissariat ou en gendarmerie dĂ©clarent avoir Ă©tĂ© orientĂ©es vers un dĂ©pĂŽt sur main courante plutĂŽt qu’une plainte par les forces de sĂ©curitĂ©. Les victimes qui ont fait le choix de ne pas se dĂ©placer indiquent le plus frĂ©quemment que c’est parce qu’elles jugent cette dĂ©marche inutile ou bien parce que les faits n’étaient pas assez graves. La plainte est l’acte par lequel une personne qui s’estime victime d’une infraction en informe la justice. Le dĂ©pĂŽt de plainte peut se faire dans un commissariat de police, une brigade de gendarmerie ou directement auprĂšs du procureur. Cette Ă©tude dĂ©crit le comportement de plainte des victimes auprĂšs de la police et de la gendarmerie. L’enquĂȘte de victimation Cadre de vie et sĂ©curitĂ© »1 permet d’étudier finement cette dĂ©marche. Pour chaque victimation suivie dans l’enquĂȘte, les victimes ont la possibilitĂ© d’indiquer si elles se sont dĂ©placĂ©es en police ou en gendarmerie, si elles ont dĂ©posĂ© plainte, fait consigner les faits sans dĂ©poser plainte dĂ©claration de type main courante2, ou renoncĂ© sur place Ă  faire une dĂ©claration. Elles peuvent en outre prĂ©ciser les raisons pour lesquelles elles ont choisi de ne pas se dĂ©placer ou d’opter pour tel ou tel recours, elles sont enfin Ă©galement interrogĂ©es sur leur satisfaction quant Ă  leur dĂ©marche effectuĂ©e en commissariat ou en gendarmerie et sur son utilitĂ©. Les questions posĂ©es sont les mĂȘmes pour toutes les victimations cambriolage, vol avec violences etc. sauf pour les violences sexuelles et les violences subies au sein du mĂ©nage »3 pour lesquelles le questionnement est plus appropriĂ© au contexte il n’est par exemple pas demandĂ© Ă  la victime la raison pour laquelle elle a dĂ©posĂ© plainte. Pour analyser plus finement le recours aux forces de sĂ©curitĂ©, les taux de dĂ©placement et les taux de plainte ont Ă©galement Ă©tĂ© estimĂ©s pour des cas plus prĂ©cis en croisant la victimation subie cambriolage, vol personnel, etc. avec des Ă©lĂ©ments permettant d’objectiver la gravitĂ© des faits subis montant du prĂ©judice subi, prĂ©sence d’une arme, octroi d’une ITT etc..Pour rĂ©aliser ce travail, les Ă©chantillons de rĂ©pondants des enquĂȘtes Cadre de Vie et SĂ©curitĂ© » 2007 Ă  2016 ont Ă©tĂ© rassemblĂ©s. Les rĂ©sultats prĂ©sentĂ©s dans ce document sont donc des moyennes observĂ©es sur cette pĂ©riode sauf pour les escroqueries bancaires pĂ©riode 2010-2016 et pour les vols Ă  la roulotte et les vols d’accessoires sur la voiture pĂ©riode 2009-2016 qui n’étaient pas traitĂ©s dans les premiĂšres Ă©ditions de l’enquĂȘte. 1 Pour plus d’information, cf. et le rapport annuel 2 Une personne peut faire une dĂ©claration sur un registre de main courante lorsqu’elle souhaite faire consigner certains faits par la police sans dĂ©poser plainte. Il s’agit d’un moyen pour dater et garder trace officielle d’évĂšnements d’une certaine gravitĂ© mais qui ne sont pas Ă  eux seuls caractĂ©ristiques de la commission d’une infraction dĂ©part du conjoint du domicile, bruits de voisinage, etc.. Contrairement Ă  une plainte, la victime ne souhaite pas poursuivre en justice l’auteur des faits. Mais si la police estime que ces faits constituent une infraction, ils pourront dĂ©clencher eux-mĂȘmes une action judiciaire, que la victime ait ou non voulu porter plainte. De plus, son enregistrement pourra constituer un dĂ©but de preuve dans une procĂ©dure ultĂ©rieure le cas Ă©chĂ©ant. En gendarmerie, il n’existe pas Ă  proprement parler de main courante », mais les gendarmes sont tenus de remplir un procĂšs-verbal de renseignement judiciaire relatant des Ă©vĂšnements qui ne sont pas l’objet de plainte ou d’enquĂȘte d’initiative par la gendarmerie, il est rĂ©digĂ© Ă  l’intention du magistrat territorialement compĂ©tent qui juge de l’opportunitĂ© d’engager des Les violences subies au sein du mĂ©nage » dĂ©signent les violences commises par une personne rĂ©sidant avec la victime au moment de l’ un signalement auprĂšs des forces de sĂ©curitĂ© un rĂ©flexe trĂšs fortement conditionnĂ© par la nature et la gravitĂ© des faits subis Se rendre au commissariat ou Ă  la gendarmerie Ă  la suite d’un vol ou d’une agression est loin d’ĂȘtre systĂ©matique la moitiĂ© ou moins des victimes se dĂ©place pour 10 des 14 victimations Ă©tudiĂ©es figure 1, Ă  savoir les atteintes personnelles vols personnels, violences, les actes de vandalisme contre le logement ou la voiture et les vols d’accessoire de voiture. Pour les atteintes aux biens, le dĂ©pĂŽt de plainte est un prĂ©alable obligatoire pour enclencher le recours auprĂšs de l’assurance, ce qui explique notamment le taux de dĂ©placement Ă©levĂ© pour les cambriolages ou les vols de voitures. Quand on analyse plus finement les cas, on voit que l’écrasante majoritĂ© plus de 90% des victimes d’atteintes aux biens ou aux personnes avec des prĂ©judices lourds ou ayant donnĂ© lieu Ă  une incapacitĂ© totale de travailler ITT4 font le dĂ©placement cambriolages rĂ©ussis avec prĂ©judice supĂ©rieur Ă  1 500 euros, vols de voiture, violences physiques avec ou sans vol ayant entraĂźnĂ© une ITT Ă  l’exception notable des violences sexuelles ou des violences subies au sein du mĂ©nage. Le taux de dĂ©placement est en effet particuliĂšrement faible pour les violences sexuelles, qu’elles soient commises par une personne vivant ou non avec la victime au moment de l’enquĂȘte 13% des victimes de violences sexuelles hors mĂ©nage » et 17% des victimes de violences sexuelles au sein du mĂ©nage » se dĂ©placent pour signaler les faits. De mĂȘme, pour les violences physiques subies au sein du mĂ©nage, seules 15% des victimes se dĂ©placent en police ou en gendarmerie pour signaler les faits. La proportion de victimes de violences sexuelles hors mĂ©nage qui se dĂ©placent au commissariat ou Ă  la gendarmerie est nettement plus Ă©levĂ©e pour celles qui ont reçu une ITT qu’en moyenne pour cette victimation 63% contre 12%. L’octroi d’une ITT est sans aucun doute un marqueur de la gravitĂ© des faits subis, mais c’est aussi une information corrĂ©lĂ©e au taux de dĂ©placement la visite chez le mĂ©decin est souvent effectuĂ©e aprĂšs le dĂ©pĂŽt de plainte, Ă  la demande de la victime ou sur rĂ©quisition judiciaire. L’enquĂȘte ne permet toutefois pas de reconstituer la chronologie des recours. NĂ©anmoins, 37% des victimes de violences sexuelles hors mĂ©nage ayant entraĂźnĂ© une ITT ne se dĂ©placent pas au commissariat ou en gendarmerie contre 8% seulement » des victimes de violences physiques non sexuelles hors mĂ©nage ayant entraĂźnĂ© une victimes de vols personnels ou de violences hors mĂ©nage se dĂ©placent globalement dans un cas sur deux ou moins 50% pour les vols ou tentatives de vols violents, 45% pour les vols ou tentatives de vol simples et 39% pour les violences physiques hors vol. MĂȘme lors de l’usage d’une arme pendant les faits arme Ă  feu, arme blanche ou par destination, qui constitue pourtant une circonstance aggravante au regard de la loi et une expĂ©rience bien souvent traumatisante pour les victimes, Ă  peine plus de la moitiĂ© des victimes se dĂ©placent 56% pour les vols violents avec arme, 51% pour les violences physiques hors vol avec arme.4 L’ITT est une notion pĂ©nale qui sert Ă  qualifier pĂ©nalement les violences volontaires en fonction de la durĂ©e pendant laquelle une victime Ă©prouve une gĂȘne notable dans les actes de la vie courante manger, dormir, se laver, s’habiller, faire ses courses, se dĂ©placer, se rendre au travail. L’évaluation de la durĂ©e de l’ITT est un acte mĂ©dical. La durĂ©e de l’ITT peut ĂȘtre dĂ©terminĂ©e pour n’importe quel individu, peu importe que celui-ci travaille ou non, elle est en effet sans rapport avec celle de l’arrĂȘt de travail. La durĂ©e de l’ITT est parfois un Ă©lĂ©ment constitutif de l’infraction. La qualification des faits et les peines encourues par l’auteur de l’infraction peuvent dĂ©pendre de l’estimation de l’ITT. MĂȘme lorsqu’elle n’est pas un Ă©lĂ©ment constitutif de l’infraction, la fixation de l’ITT est un Ă©lĂ©ment dĂ©terminant qui permet au magistrat d’apprĂ©cier la gravitĂ© des faits. * personnes ĂągĂ©es de 18 Ă  75 ans. Champ France mĂ©tropolitaine, mĂ©nages ordinaires et personnes de 14 ans ou plus, incident le plus rĂ©cent dans les 24 mois prĂ©cĂ©dant l’enquĂȘte. Source enquĂȘtes Cadre de vie et sĂ©curitĂ© 2007-2016, en moyenne, parmi les victimes de cambriolages rĂ©ussis, 85% se sont dĂ©placĂ©es en commissariat ou en gendarmerie pour faire un signalement 78% ont dĂ©posĂ© plainte et 7% ont dĂ©posĂ© une main courante ou renoncĂ© sur place Ă  faire une fois au commissariat ou Ă  la gendarmerie, les victimes de violences au sein du mĂ©nage renoncent Ă  dĂ©poser plainte dans plus d’un cas sur deuxUne fois au commissariat de police ou Ă  la gendarmerie, les victimes peuvent dĂ©poser formellement plainte, faire une dĂ©claration de type main courante ou bien renoncer Ă  faire un signalement. On constate qu’il existe une corrĂ©lation positive entre le taux de dĂ©placement et la propension Ă  porter plainte une fois sur place. En d’autres termes, plus le taux de dĂ©placement est Ă©levĂ©, plus la part de victimes qui dĂ©clarent en main courante ou abandonnent parmi les victimes qui se sont dĂ©placĂ©es est faible. De sorte que pour les victimations oĂč un grand nombre de victimes se dĂ©placent, le taux de plainte est souvent trĂšs proche du taux de dĂ©placement comme pour les vols de voiture par exemple, en revanche pour les violences sexuelles et les violences au sein du mĂ©nage et pour les atteintes de moindre gravitĂ© comme le vol d’accessoires de voiture, oĂč le recours aux forces de sĂ©curitĂ© est faible, le taux de plainte est bien moins Ă©levĂ© que le taux de dĂ©placement. Autrement dit, alors qu’elles se sont dĂ©placĂ©es, de nombreuses victimes renoncent Ă  dĂ©poser plainte sur place figure 2. Pour les actes de vandalisme contre le logement, les violences sexuelles, et les violences au sein du mĂ©nage, les victimes qui ont fait le dĂ©placement dĂ©posent plainte dans moins de deux cas sur trois. Globalement, les taux de plainte part de victimes ayant dĂ©posĂ© plainte estimĂ©s pour les diffĂ©rents cas victimations croisĂ©es avec la gravitĂ© des faits oscillent entre 4% et 92% figure 1. À l’exception des vols de voiture, des cambriolages rĂ©ussis et des violences physiques ayant entraĂźnĂ© une ITT, moins de deux victimes sur trois dĂ©posent plainte. Ces chiffres rappellent que seule une partie, souvent minoritaire, des victimations se traduisent par le dĂ©pĂŽt d’une plainte et que le suivi statistique qui ne s’appuie que sur les plaintes est donc trĂšs violences sexuelles et violences subies au sein du mĂ©nage, environ 7% des victimes qui se sont rendues au commissariat ou en gendarmerie dĂ©clarent avoir Ă©tĂ© orientĂ©es vers un dĂ©pĂŽt de main courante par les forces de sĂ©curitĂ© L’abandon pur et simple est rare, la plupart des victimes qui se sont dĂ©placĂ©es mais n’ont pas portĂ© plainte se reportent sur une dĂ©claration en main courante. Ce report concerne selon les victimations entre 4% et 30% des victimes qui se sont dĂ©placĂ©es au commissariat ou Ă  la gendarmerie contre 1% Ă  11% pour l’abandon figure 2. Pour les cambriolages, les vols de voiture et les vols violents, la proportion de victimes qui se dont dĂ©placĂ©es et qui ont dĂ©posĂ© une main courante ne dĂ©passe pas 10%. Pour les vols Ă  la roulotte, les vols d’accessoires de voiture, les tentatives de vols de voiture, les actes de vandalisme contre la voiture, les escroqueries bancaires et les vols simples, cette proportion est comprise entre 14% et 18%. Pour les tentatives de cambriolage, les actes de vandalisme contre le logement, les violences physiques et les violences sexuelles hors mĂ©nage, le report vers la main courante concerne de 21 Ă  28% des victimes qui se sont dĂ©placĂ©es. Pour les violences au sein du mĂ©nage, le report vers la main courante atteint 30%. Depuis 2014, un protocole-cadre adoptĂ© par le ministĂšre de l’intĂ©rieur stipule, qu’en matiĂšre de violences conjugales, la consignation des dĂ©clarations de la victime sur main courante ou procĂšs-verbal d’information judiciaire pvrj doit demeurer un procĂ©dĂ© exceptionnel, subordonnĂ© au refus express de la victime de dĂ©poser plainte et dans la mesure oĂč aucun fait grave n’est rĂ©vĂ©lĂ©. Au prĂ©alable, les services de police et unitĂ©s de gendarmerie doivent s’assurer que la victime a pleinement conscience de la diffĂ©rence entre une main courante ou un pvrj et une plainte. Enfin, la victime est Ă©galement informĂ©e que son refus de dĂ©poser plainte ne lie pas les services de police et de gendarmerie qui pourront dĂ©cider d’ouvrir une enquĂȘte s’ils disposent d’indices suffisants et d’informer le procureur de la RĂ©publique qui pourra toujours engager des poursuites. L’enquĂȘte ne permet pas de mesurer l’impact de ce protocole sur le comportement de plainte des victimes de violences conjugales. Les victimes sont interrogĂ©es sur ce report est-il de leur propre initiative ou bien fait-il suite Ă  des conseils donnĂ©s par les forces de sĂ©curitĂ© ? Celles-ci sont en effet amenĂ©es Ă  conseiller ce report vers la main courante lorsque l’atteinte subie ne constitue pas une infraction pĂ©nale ou bien n’est pas suffisamment caractĂ©risĂ©e et ne peut alors pas faire l’objet d’une plainte. Globalement, le plus souvent le report vers une main courante rĂ©sulte d’une initiative de la victime. Toutefois, hors violences sexuelles et violences au sein du mĂ©nage, environ 7% des victimes qui se sont dĂ©placĂ©es en commissariat ou en gendarmerie dĂ©clarent avoir sur place dĂ©posĂ© une main courante plutĂŽt qu’une plainte sur les conseils des forces de sĂ©curitĂ©. Cette proportion est en moyenne plus faible pour les victimes de vols de voiture, de cambriolages ou de vols personnels avec ou sans violence. Elle se situe autour de 7% pour les vols d’accessoires de voiture, les vols Ă  la roulotte, les tentatives de vols de voiture et pour les violences physiques. C’est pour les tentatives de cambriolage et les actes de vandalisme contre le logement que cette proportion est la plus Ă©levĂ©e entre 10% et 13%.S’agissant des victimes de violences au sein du mĂ©nage5, de nombreuses victimes semblent choisir une main courante plutĂŽt qu’une plainte pour Ă©viter des poursuites Ă  l’auteur des violences. En effet, une proportion trĂšs Ă©levĂ©e de victimes de violences subies au sein du mĂ©nage qui se sont dĂ©placĂ©es en commissariat de police ou en gendarmerie et qui ont choisi de dĂ©poser une main courante dĂ©clarent que c’était pour lancer un avertissement Ă  l’auteur des violences » 82%, pour essayer de faire changer les choses sans porter plainte » 80% ou encore pour ne pas faire une dĂ©claration qui aurait eu de trop graves consĂ©quences » 79%.5 Il n’est pas possible de fournir un chiffre comparable de mains courantes orientĂ©es par les forces de sĂ©curitĂ© pour les violences sexuelles et les violences au sein du mĂ©nage. D’abord parce que les effectifs de rĂ©pondants ne le permettent pas mais aussi parce que la question n’est pas posĂ©e de la mĂȘme façon, que les modalitĂ©s de rĂ©ponses sont plus nombreuses et diffĂ©rentes de celles proposĂ©es pour les autres victimations et enfin parce que les victimes peuvent cocher plusieurs un signalement auprĂšs des forces de sĂ©curitĂ©, une dĂ©marche jugĂ©e souvent inutile par les victimes qui ne se sont pas dĂ©placĂ©es InterrogĂ©es sur les raisons qui les ont conduites Ă  ne pas se dĂ©placer pour signaler les faits, les victimes dĂ©clarent trĂšs frĂ©quemment soit qu’elles n’en voyaient pas l’utilitĂ©, que cela n’aurait servi Ă  rien » de 25% pour les actes de vandalisme Ă  44% pour les vols violents parmi les victimes qui ne se sont pas dĂ©placĂ©es, soit que ce n’était pas assez grave, cela n’en valait pas la peine » de 18% pour les escroqueries bancaires Ă  54% pour les vols d’accessoire sur la voiture parmi les victimes qui ne se sont pas dĂ©placĂ©es, figure 3. Prises ensemble, ces modalitĂ©s sont citĂ©es par une proportion de victimes variant de 61% pour les cambriolages Ă  87% pour les vols d’accessoire de voiture. Les autres modalitĂ©s de rĂ©ponse proposĂ©es vous n’avez pas eu le temps », vous n’y avez pas pensĂ© sur le moment », par peur des reprĂ©sailles », vous ne vouliez pas avoir affaire Ă  la police ou la justice » sont rarement reportĂ©es. La proportion de victimes cochant la modalitĂ© autres » est relativement Ă©levĂ©e, supĂ©rieure Ă  10% sauf pour les vols d’accessoires de voiture et les actes de vandalisme. L’enquĂȘte ne permet pas de prĂ©ciser ce que recouvre cette catĂ©gorie autres ».Pour les vols personnels violents, au total c’est 1 victime sur 4 qui renonce Ă  se dĂ©placer parce qu’elle trouve la dĂ©marche inutile 1 sur 5 quand l’auteur a utilisĂ© une arme. Pour les victimes de violences sexuelles ou de violences subies au sein du mĂ©nage, la question sur les raisons du non dĂ©placement au commissariat ou en gendarmerie propose des modalitĂ©s de rĂ©ponse diffĂ©rentes plus appropriĂ©es au contexte. Ainsi les victimes peuvent rĂ©pondre pour Ă©viter que cela se sache », parce que vous prĂ©fĂ©rez trouver une autre solution », par peur des reprĂ©sailles », parce que cela n’aurait servi Ă  rien », parce que ce n’était pas grave », pour Ă©viter des Ă©preuves supplĂ©mentaires ». En outre, les victimes ont la possibilitĂ© de cocher autant de modalitĂ©s qu’elles le souhaitent. On observe que de nombreuses modalitĂ©s sont cochĂ©es et les frĂ©quences de chacune d’elles sont plutĂŽt Ă©levĂ©es figure 3bis. NĂ©anmoins deux modalitĂ©s se distinguent. Comme pour les autres types de victimation, l’inutilitĂ© de la dĂ©marche est reportĂ©e par 68% des victimes de violences sexuelles hors mĂ©nage et 62 % des victimes de violences au sein du mĂ©nage notamment 75% des victimes de violences physiques et sexuelles au sein du mĂ©nage. Enfin 75% des victimes de violences au sein du mĂ©nage ne se sont pas dĂ©placĂ©es parce qu’elles prĂ©fĂšrent trouver une autre solution ». L’ Interstats Analyse N° 16 poursuit et complĂšte cette Ă©tude par une description des motifs de dĂ©pĂŽt de plainte et par une analyse du regard que portent les victimes sur leur dĂ©marche auprĂšs des forces de aller plus loin, l’ Ă©tude de Carrasco, Chaussebourg et Creusat explore les dĂ©terminants du dĂ©pĂŽt de plainte pour les atteintes personnelles hors violences sensibles. La semaine est passĂ©e vite et a Ă©tĂ© dense de discussions sur les rĂ©seaux sociaux. Je n’ai pas souvenir que des Ă©lections, rĂ©gionales qui plus est, aient dĂ©clenchĂ© tant de dĂ©bats. Le bon cĂŽtĂ© des choses, c’est qu’on mesure que si moins de 50% vont voter, un bien plus grand nombre se sent investi par les histoires de politique. Mais il me semble important, aux vues de ce qu’on peut lire de çi de lĂ , de sortir un peu de l’hystĂ©risation du dĂ©bat et d’en profiter pour regarder un peu quel jeu se joue ici. Une chose qui m’a beaucoup frappĂ© dans les critiques, parfois violentes, faites aux abstentionnistes, c’est l’utilisation systĂ©matique de la culpabilisation. A croire que les votants se sentent vraiment coupables ?! Oui, je ne vais pas expliquer ici, sur ce blog, que tout ce qu’on reproche Ă  l’autre parle de soi
 Ça fait partie des lois de la vie et si vous ne le savez pas encore, essayez de l’appliquer et rapidement, vous en serez convaincus Je me demandais
 Mais de quoi se sentent-ils si coupables ? » Alors, j’ai relevĂ© leurs mots fainĂ©antise, inconscience, immature, fou, dĂ©rangĂ©, infantile, urgence, c’est voter FN ». Nous voilĂ  avec une belle brochette
 On peut donc en dĂ©duire que chez une partie des votants, une prise de conscience que, hors de cette pĂ©riode, ils ne sont pas trĂšs actifs, ni Ɠuvrant, les fait culpabiliser. Ce qui pourrait ĂȘtre une bonne chose. Un bon dĂ©but. Parce qu’effectivement, je remarque que mes amis qui Ɠuvrent tous les jours Ă  construire une humanitĂ© et un pays meilleur sont, pour la plupart, des abstentionnistes. Vous ne me croyez pas ? Faites un tour sur les murs de ces inconscients, vous verrez
 Pourquoi alors ?! Pourquoi s’ils ont une conscience politique, n’utilisent-ils pas cet outils, cette voix » pour s’exprimer. Si l’on en croit certains le seul endroit, moment en France oĂč l’on peut faire entendre sa voix ! » Peut-ĂȘtre, justement, parce que ceux lĂ  utilisent leur voix tous les jours. Dans tous les endroits de leur vie publique et privĂ©e. Tu trouves scandaleux que les enfants se retrouvent et se saoulent jusqu’à ĂȘtre ivres ? Mais ne fais-tu pas pareil ? As-tu arrĂȘtĂ© de boire ou te contentes-tu de dire c’est mal de boire les enfants. » Tu trouves scandaleux que les gens soient exploitĂ©s, mais arrĂȘtes-tu pour autant d’acheter des objets Ă  des prix qui, si on rĂ©flĂ©chit au temps, aux matĂ©riaux, au transport, etc sont si peu chers que ça devrait te faire trembler et prĂ©fĂ©rer mille fois acheter une chose rarement et de bonne facture plutĂŽt que mille que tu jettes sans rien prendre en compte. Un vrai beau Noel devrait ĂȘtre un Noel sans cadeaux. Parce que qui dit cadeaux dit objets, qui dit objets, dit poubelle
 Des montagnes et des montagnes de poubelles ! Tu le vois le tableau ? Tu veux la liste de toutes les choses oĂč tu peux exprimer ta voix ! Tu veux un monde plus Ă©cologique ? Tu manges de la viande ! Tu veux ta voiture Ă  toi, avec ton scooter et tu crierais au meurtre si on te proposait des bains publics ! Tu es passĂ©, au niveau energie, chez Enercoop ?! Tu veux plus de travail ? Tu achĂštes n’importe quoi et ne regarde ni oĂč c’est fait, ni comment, ni les marges hallucinantes qui sont faites sur la qualitĂ© et l’humain et tu donnes ton argent aux pires en dĂ©daignant ceux qui essayent de faire autrement ! Tu veux plus de sĂ©curitĂ© ? Tu achĂštes des armes en plastique Ă  tes enfants, tu regardes des films violents, tu trouves normal de tuer des animaux, tu remplis des montagnes de dĂ©chet chaque semaine qui tuent la nature. Si un arbre te gĂȘne, tu le coupes. Si une fleur te plait, tu la prends ! Et tu t’offusques que des ĂȘtres pour se sentir vivre prennent des armes et tuent !? Tu ne les regardes pas les journaux oĂč ils font la une pendant des mois quand des choses qui mĂ©riteraient qu’on s’y arrĂȘte, des choses qui font du bien ne sont jamais montrĂ©es ?! Tu voudrais qu’on arrĂȘte de financer ces banques qui se moquent de toi ? As-tu ton compte au CrĂ©dit CoopĂ©ratif ou Ă  la Nef ? Tu veux une meilleure Ă©ducation ? Tu n’as pas le temps de t’occuper de tes enfants, tu les laisses devant des programmes tĂ©lĂ© ! Tu t’offusques de la montĂ©e du FN ? Tu continues Ă  ne pas chercher des ouvrages venant d’autres cultures pour tes enfants, tu les laisses mijoter dans une littĂ©rature Ă  majoritĂ© europĂ©enne, tu ne te demandes pas comment on peut imaginer que les Ă©gyptiens avaient presque un type europĂ©en
 et tous les tableaux dans tes musĂ©es
 tu es pĂ©tri de racisme par ta culture et tu as honte, alors au lieu d’en parler ouvertement, de guĂ©rir, tu laisses cela gangrĂ©ner et du coup, tu n’as plus l’Ɠil pour voir, ni l’oreille pour entendre oĂč ça dĂ©rape ! Et tu prĂ©fĂšres mettre un badge condescendant touche pas Ă  mon pote ». Moi, celui qui m’appelle eh mon pote » dans la rue, j’ai envie de lui dire
 Pardon ? C’est Ă  moi que vous parlez !? Maintenant, tu nous dis. Mais c’est ton devoir ! Ton devoir de citoyen ! » Mon devoir de citoyen, c’est de dire Ă  un enfant qui crache dans la rue que c’est dommage. Que des gens vont devoir nettoyer derriĂšre lui. C’est de donner ma main Ă  une vieille dame qui traverse, c’est d’ĂȘtre courtois et agrĂ©able, d’aider, de prendre soin. De l’espace commun et des autres. Le fais-tu ?Tu sais, les politiques ne font plus de politique. Depuis longtemps. Ils n’ont plus besoin. Maintenant il y a le Front National et c’est gĂ©nial. Tu fais de la merde et hop tu dis non, mais lĂ , les gens, il faut pas faire n’importe quoi parce que sinon
 » Sinon quoi ?! Ca sera pire ? Les rĂ©gions ? Il faudrait peut-ĂȘtre un peu potasser le dossier. Un minimum. C’est quoi qui vous fait peur ? C’est pour les transports ? Ah ! Oui, je vois, vous craignez qu’ils mettent les noirs dans un wagon et les blancs dans un autre
 Pardon ?! Mais ce n’est pas dĂ©jĂ  un peu ainsi ? Vous y ĂȘtes dans les citĂ©s coupe gorge ?
 Ah non ! C’est l’école
 Ils vont couper les budgets culture de l’école ? Pas la peine, c’est dĂ©jĂ  fait ! Ils vont instrumentaliser les programmes ? Nos programmes sont instrumentalisĂ©s depuis toujours ! Et d’ailleurs c’est parce que certains ne le comprennent pas que ça rame tant. L’école est un instrument de propagande ! Et oui ! Comme la tĂ©lĂ© ? Si ! De quoi avez-vous peur ? Vous ne le savez mĂȘme pas ! Parce qu’on ne vous l’explique mĂȘme pas. Le FN, ça fait peur !!! C’est tout. Non, lĂ  oĂč je vous comprends, c’est que si le FN passe, il va falloir se sortir les doigts, crĂ©er des assos, participer Ă  des choses qui vous semblent importantes, etc
 ou alors assumer que vous vous laissez bercer quel qu’en soit le prix et qu’aprĂšs tout, c’est pire, mais pas si pire, parce que c’est la France. Et c’est le pays des Droits de l’Homme oĂč des gens qui veulent lutter pour le climat se retrouvent en garde Ă  vue ! Ah ! Mais le FN est dĂ©jĂ  passĂ© ? On m’avait pas dit
 Ils font quoi sur LCI ? Ou alors j’ai du m’endormir
 » Non, non, rassure toi, c’est la gauche qui fait ca ! Ah
 Ouf. J’ai eu peur qu’il faille quitter le canapĂ© pour aller manifester
 » Franchement, si vous regardiez un peu autour de lĂ  oĂč ils veulent que vous regardiez, vous verriez qu’il y a plein de jolies choses qui pointent le bout de leur nez et qui n’attendent que vous. Et qu’il ne sert Ă  rien d’avoir peur. Quand on tente de vous faire peur, c’est le signe qu’il faut s’arrĂȘter et reflechir. Parce que c’est exactement ce qu’ils ne veulent pas que vous fassiez. Alors FN, PS, LR ou je ne sais quoi, en attendant que la politique redevienne de la politique c’est en notre pouvoir. Si personne ne vote, si personne ne joue plus avec eux, ils arrĂȘteront. Si le FN passe
 Imaginez la gueule de Sarco et de Hollande
 Hey, les copains, revenez ! » Ils arrĂȘteront avec leur FN et trouveront des trucs pour nous intĂ©resser. De vrais trucs. De vrais projets. Au moins un temps 😉 Et je suis sĂ»r que s’ils Ă©taient obligĂ©s de s’y mettre, ils seraient capables de le faire. Mais ils sont comme vous les politiques. Pourquoi se faire chier, si il suffit de remuer un panneau FN pour que leur confort perdure. Ça dĂ©pend de nous. Encore une fois. En fait, en vrai, tout dĂ©pend de nous et notre voix compte, oui. Elle compte beaucoup ! A chaque seconde, Ă  chaque acte, Ă  chaque parole, Ă  chaque regard, Ă  chaque pensĂ©e mĂȘme. Alors allez plutĂŽt travailler celle lĂ . La seule qui puisse faire que cette totale dĂ©raillade s’ sinon, ne rĂąlez pas ! Comme le disait un des votants que j’ai croisĂ© sur un mur on a les politiques qu’on mĂ©rite. » C’est pour ça que je me suis choisi. Le meilleur politicien pour mon monde, c’est moi et rien ni personne ne pourra me l’enlever. C’est ce genre de force qui ont fait tenir des Mandela quand ils Ă©taient en prison ! Rien, ni personne ne peut ĂȘtre maĂźtre de vous, Ă  l’intĂ©rieur. Et je vous rassure, si le FN passe, on va pas tous se retrouver menotĂ©s, dans des cachots. Ca c’est le PS qui le fait en ce moment
 Vous voulez que les choses changent ? Alors commencez par changer vous-mĂȘme ! Ne votez pas dimanche ! Ne votez pas ! Ne vous inquiĂ©tez pas, je vous aimerai quand mĂȘme si vous allez voter. 😉 Sommaire Quels sont les droits de la personne ĂągĂ©e en EHPAD/maison de retraite ? Comment exercer son droit d’expression ? Quelles sont les responsabilitĂ©s de l’EHPAD/ maison de retraite vis-Ă -vis des rĂ©sidents et de leurs familles ? Comment rĂ©agir en cas de litige avec la maison de retraite ? Quels sont les rĂ©gimes de protection juridique pour les personnes ĂągĂ©es ? Quels sont les organismes qui gĂšrent, contrĂŽlent, financent les EHPAD/ maisons de retraite ? Quels sont les droits de la personne ĂągĂ©e en EHPAD/maison de retraite ? Les droits de la personne ĂągĂ©e sont mentionnĂ©s dans la Charte des droits et libertĂ©s de la personne accueillie. Un exemplaire de cette charte est remis Ă  chaque rĂ©sident Ă  son entrĂ©e en Ă©tablissement. Ce texte rappelle les droits et libertĂ©s fondamentales. L’article 1 prĂ©cise que nul rĂ©sident ne peut faire l’objet d’une discrimination Ă  raison de son origine, notamment ethnique ou sociale, de son apparence physique, de ses caractĂ©ristiques gĂ©nĂ©tiques, de son orientation sexuelle, de son handicap, de son Ăąge, de ses opinions et convictions, notamment politiques ou religieuses, lors d’une prise en charge ou d’un accompagnement, social ou mĂ©dico-social ». Sont ensuite garantis l’accompagnement individualisĂ© et le plus adaptĂ© possible aux besoins » de la personne ĂągĂ©e ainsi que le droit Ă  une information claire, comprĂ©hensible et adaptĂ©e » sur sa prise en charge, ses droits, l’organisation et le fonctionnement de l’établissement et sur les associations d’usagers. Les principes de libre choix des prestations proposĂ©es, du consentement Ă©clairĂ© et de la participation directe de la personne Ă  la conception et Ă  la mise en Ɠuvre de son projet d’accueil et d’accompagnement sont Ă©galement prĂ©cisĂ©s. Tout comme le droit Ă  la renonciation aux prestations fournies. En matiĂšre de droit Ă  la protection, l’article 7 le dĂ©cline de la maniĂšre suivante respect de la confidentialitĂ© des informations, droit Ă  la protection, droit Ă  la sĂ©curitĂ©, y compris sanitaire et alimentaire, droit Ă  la santĂ© et aux soins ainsi qu’à un suivi mĂ©dical adaptĂ©. Le droit au respect de la dignitĂ© et de l’intimitĂ© est Ă©galement rappelĂ© et il est fondamental. De fait, chaque professionnel de l’établissement est tenu de frapper systĂ©matiquement Ă  la porte de la chambre d’un rĂ©sident avant d’entrer. Les personnes ĂągĂ©es peuvent aussi pratiquer le culte de leur choix en recevant la visite d’un reprĂ©sentant de leur confession ou en se rendant dans un espace dĂ©diĂ© Ă  l’intĂ©rieur de l’établissement. Le droit Ă  la pratique religieuse doit toutefois s’exercer dans le respect de la libertĂ© d’autrui et sous rĂ©serve que son exercice ne trouble pas le fonctionnement normal des Ă©tablissements et services ». S’agissant de l’exercice des droits civiques, la direction de l’établissement doit aider les rĂ©sidents qui le souhaitent Ă  aller voter en organisant si besoin un transport pour se rendre au bureau de vote, ou en se rapprochant de la police ou de la gendarmerie pour Ă©tablir une procuration. Le droit Ă  l’autonomie est expressĂ©ment dĂ©crit il recouvre la possibilitĂ© de circuler librement. A cet Ă©gard, les relations avec la sociĂ©tĂ©, les visites dans l’institution, Ă  l’extĂ©rieur de celle-ci sont favorisĂ©es ». Retenons Ă©galement que les consĂ©quences affectives et sociales qui peuvent rĂ©sulter de la prise en charge ou de l’accompagnement doivent ĂȘtre prises en considĂ©ration le rĂŽle des familles, des reprĂ©sentants lĂ©gaux ou des proches qui entourent la personne accueillie doit ĂȘtre facilitĂ© avec son accord par l’institution. Enfin, les moments de fin de vie doivent faire l’objet de soins, d’assistance et de soutien adaptĂ©s dans le respect des pratiques religieuses ou confessionnelles et convictions tant de la personne que de ses proches ou reprĂ©sentants. Avis d’expert Que faire en cas de maltraitance ? La maltraitance en maison de retraite, comme dans toute institution, est un phĂ©nomĂšne rare. Cependant elle peut se produire et doit ĂȘtre signalĂ©e pour qu’elle s’arrĂȘte et ne dĂ©tĂ©riore de maniĂšre durable l’état de santĂ© de la personne qui la subit. Pour cela, il existe un numĂ©ro d’appel national pour signaler ces cas et permettre une intervention rapide. Il s’agit du 3977. Comment exercer son droit d’expression ? DiffĂ©rentes instances ont Ă©tĂ© créées afin de faciliter l’expression et le recueil de la parole des personnes ĂągĂ©es. Le Conseil de la Vie Sociale CVS a ainsi pour mission de porter la voix des rĂ©sidents dans les Ă©tablissements mĂ©dico-sociaux. Ses membres sont Ă©lus et reprĂ©sentent d’une part les personnes ĂągĂ©es et leurs familles, et d’autre part les salariĂ©s. Il revient Ă  l’établissement d’organiser l’élection les reprĂ©sentants des rĂ©sidents et des familles sont Ă©lus par leurs pairs » - leur fonction est bĂ©nĂ©vole - de mĂȘme que les reprĂ©sentants du personnel. Les Ă©lus votent ensuite pour un PrĂ©sident ou une PrĂ©sidente qui doit obligatoirement ĂȘtre un rĂ©sident ou un reprĂ©sentant des familles. Leur mandat est de trois ans. Le reprĂ©sentant de l’établissement assiste aux rĂ©unions avec voix consultative. Le CVS, qui n’a qu’un rĂŽle consultatif, donne son avis et fait des propositions sur toutes les questions liĂ©es au fonctionnement de l’établissement qualitĂ© des prestations, amĂ©lioration du cadre de vie
 Il doit se rĂ©unir au moins trois fois par an. Dans les rĂ©sidences sĂ©niors avec services, la loi garantit Ă©galement la participation des rĂ©sidents Ă  la gestion des services par le biais d'un conseil de rĂ©sidents, prĂ©sidĂ© par un rĂ©sident Ă©lu Ă  la majoritĂ© des votants. Cette instance consultative a pour mission de transmettre les demandes et les propositions des rĂ©sidents aux copropriĂ©taires. Pour siĂ©ger dans ce conseil, les personnes doivent occuper la rĂ©sidence au moins huit mois de l’annĂ©e. Ce conseil se rĂ©unit avant l'assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de copropriĂ©tĂ© Ă  l’initiative du syndic ou Ă  la demande de rĂ©sidents occupant au moins 30% du nombre des lots d'habitation. Quelles sont les responsabilitĂ©s de l’EHPAD/ maison de retraite vis-Ă -vis des rĂ©sidents et de leurs familles ? En droit, il importe toujours de distinguer les responsabilitĂ©s La responsabilitĂ© dite civile » ou administrative » c’est souvent, alors, la personne morale l’établissement qui doit rĂ©parer ce dommage et indemniser » une victime sauf cas exceptionnels. La responsabilitĂ© pĂ©nale qui a pour objet premier de sanctionner la personne mise en cause et non pas de rĂ©parer le dommage. L’auteur d’une infraction paie alors sa dette envers la sociĂ©tĂ© » La responsabilitĂ© de la personne physique le professionnel et/ou celle de la personne morale pourra, voire pourront, ensemble, ĂȘtre recherchĂ©es devant le juge pĂ©nal le tribunal correctionnel le plus souvent. De rares infractions volontaires » Les personnels et autres aidants d’EHPAD peuvent parfois commettre des infractions volontaires ». On pense aux maltraitances, Ă  l'abus frauduleux de l'Ă©tat d'ignorance ou de faiblesse de la personne ĂągĂ©e ou de diverses dĂ©gradations des biens appartenant aux rĂ©sidents. Si ces infractions ne mettent pas directement en cause l’établissement, il doit cependant mettre en place les mesures nĂ©cessaires pour Ă©viter que de tels comportements se produisent, et Ă©viter d’autres infractions la non-assistance Ă  personne en danger par exemple. Dans ce cas, la responsabilitĂ© du professionnel pourra ĂȘtre mise en cause devant le juge pĂ©nal. L’EHPAD sera lui condamnĂ© Ă  indemniser la victime mais il pourra ensuite, dans certains cas, se retourner vers le salariĂ© dĂ©faillant. Sources art. 222-14, 223-41, 223-6, 223-15-2, 432-16, 432-15 et 321-1 du Code pĂ©nal. La grille de la Loi Fauchon » Mais les principales infractions Ă  craindre sont celles qui sont involontaires », c’est-Ă -dire commises par nĂ©gligence ou imprudence accident ou fugue d’un rĂ©sident que l’on retrouvera blessĂ© ou dĂ©cĂ©dĂ© par exemple. En pareil cas, depuis la loi Fauchon » du 10 juillet 2020, il faut distinguer deux situations soit le comportement du professionnel a causĂ© directement un dommage la simple imprudence, nĂ©gligence ou maladresse suffisent alors Ă  constituer le dĂ©lit. Le professionnel pourra ĂȘtre pĂ©nalement condamnĂ©. soit la cause est indirecte. La personne poursuivie n'a que » créé ou contribuĂ© Ă  crĂ©er la situation qui a permis la rĂ©alisation du dommage ou n'a pas pris les mesures permettant de l'Ă©viter. Dans ce cas, elle ne sera condamnĂ©e pĂ©nalement que dans deux cas si elle a violĂ© de façon manifestement dĂ©libĂ©rĂ©e une obligation particuliĂšre de prudence ou de sĂ©curitĂ© prĂ©vue par la loi ou le rĂšglement entraĂźnant un risque pour autrui ou si elle a commis une faute caractĂ©risĂ©e qui exposait autrui Ă  un risque d'une particuliĂšre gravitĂ© et qu’elle ne pouvait ignorer. Les gestionnaires d’EHPAD doivent pour leur part prouver qu’ils ont respectĂ© la loi ou le rĂšglement et qu’ils ont Ă©tĂ© prudents » mais attention, Ă  l’impossible nul n’est tenu ils peuvent avoir Ă©tĂ© confrontĂ©s Ă  des difficultĂ©s pour obtenir des donnĂ©es psychiatriques ou mĂ©dicales d’un nouvel hĂ©bergĂ© ou encore pour maintenir un taux d’encadrement suffisant si des personnels s’absentent pour service pour maladie, etc.. Si aucune faute ne peut leur ĂȘtre objectivement reprochĂ©e, leur responsabilitĂ© pĂ©nale ne sera pas engagĂ©e. ResponsabilitĂ© civile et indemnisation L’indemnisation des victimes est d’une toute autre logique, plus large en termes de condamnation, et moins dĂ©vastatrice pour les personnels concernĂ©s qu’une mise en cause pĂ©nale personnelle. La base de la responsabilitĂ© retenue est celle d’une responsabilitĂ© pour faute, sachant que le juge prend de plus en plus en compte les conditions contractuelles de l’accueil de la personne hĂ©bergĂ©e, que l’établissement soit de droit public ou privĂ©. Parfois, la victime recevra mĂȘme une indemnisation sans avoir Ă  prouver une faute de l’EHPAD dans certains cas, non rares, de dommages entre rĂ©sidents. L’indemnisation interviendra, en gĂ©nĂ©ral, en raison d’une faute dĂ©montrĂ©e par la victime ou ses ayant-droits un dĂ©faut de surveillance de la personne ĂągĂ©e ou, dans un autre registre, des rĂšgles de sĂ©curitĂ© incendie. L’indemnisation sera alors Ă©gale au prĂ©judice subi tel qu’estimĂ© par le juge, ce qui peut conduire Ă  des sommes trĂšs variables, lesquelles seront minorĂ©es en cas de faute Ă©ventuelle de la victime. Mais de tels dommages sont, en rĂšgle gĂ©nĂ©rale couverts par les polices d’assurances sous rĂ©serve des franchises prĂ©vues au contrat. La sĂ©curitĂ© est donc un bien prĂ©cieux pour les rĂ©sidents, mais la sĂ©curisation juridique ne l’est pas moins pour les EHPAD et leurs personnels. Souvent, des formations Ă  la sĂ©curitĂ©, une identification des risques et des bons comportements en groupe de travail, et autres dĂ©marches similaires, seront un bon moyen de rĂ©duire les accidents en amont, et de prouver que l’on a Ă©tĂ© diligent, et donc que l’on n’a pas commis de faute caractĂ©risĂ©e » en cas d’accident, en aval
 Attention nouvel expert spĂ©cifique Ă  cette question Eric Landot, Cabinet Landot & associĂ©s Avocats au Barreau de Paris Comment rĂ©agir en cas de litige avec la maison de retraite ? En cas de litige avec une maison de retraite, le rĂ©sident ou un membre de sa famille peut demander un rendez-vous au Directeur ou Ă©ventuellement lui adresser un courrier recommandĂ© ou saisir le PrĂ©sident du Conseil de la Vie Sociale qui pourra jouer un rĂŽle de mĂ©diation. Il est Ă©galement possible de s’adresser aux personnes qualifiĂ©es nommĂ©es conjointement par le prĂ©fet, le Directeur gĂ©nĂ©ral de l’Agence rĂ©gionale de santĂ© et le PrĂ©sident du conseil dĂ©partemental. Ces personnes qualifiĂ©es ont une fonction de mĂ©diation. Elles sont chargĂ©es de trouver gratuitement une solution aux problĂšmes dans le respect des droits de la personne ĂągĂ©e. Les noms et coordonnĂ©es de ces personnes qualifiĂ©es doivent obligatoirement ĂȘtre communiquĂ©s au rĂ©sident et Ă  ses proches. Les personnes qualifiĂ©es sont prĂ©sentes dans les EHPAD et les rĂ©sidences autonomie. D’autres instances peuvent ĂȘtre saisies l’Agence RĂ©gionale de SantĂ© ARS si le litige concerne les soins, le Conseil dĂ©partemental, le DĂ©fenseur des Droits, des associations familiales ou de patients ou encore les Ă©lus locaux et dĂ©partementaux. Avis de l’expert Personne qualifiĂ©e ou personne de confiance ? Les deux notions ne doivent pas ĂȘtre confondues. La personne qualifiĂ©e est nommĂ©e par les pouvoirs publics pour aider les personnes ĂągĂ©es en Ă©tablissement Ă  faire valoir leurs droits et pour rĂ©soudre des conflits Ă  l’amiable. La personne de confiance est celle qui est dĂ©signĂ©e par le rĂ©sident pour l’accompagner lors des dĂ©marches avec l’administration ou lors de consultations mĂ©dicales. En cas d’hospitalisation, elle pourra ĂȘtre consultĂ©e par les mĂ©decins et prendre des dĂ©cisions dans le cas oĂč la personne malade n’est plus en Ă©tat de le faire. Quels sont les rĂ©gimes de protection juridique pour les personnes ĂągĂ©es ? Les personnes ĂągĂ©es, selon leur Ă©tat de santĂ© physique ou mentale, ne sont pas toujours en mesure de pouvoir exercer pleinement leur libre arbitre et diffĂ©rents systĂšmes de protection juridique, adaptĂ©s Ă  chaque situation, permettent de les assister ou de dĂ©lĂ©guer certaines dĂ©cisions ou actes, Ă  une ou des personnes de confiance et sous contrĂŽle des autoritĂ©s judiciaires. L’habilitation familiale L’habilitation familiale permet Ă  un enfant, un parent, un frĂšre ou une sƓur ou un conjoint d’une personne incapable de s’exprimer suite Ă  la dĂ©gradation de ses facultĂ©s mentales ou physiques de solliciter l'autorisation d’un juge pour la reprĂ©senter dans certains actes. L’habitation peut ĂȘtre gĂ©nĂ©rale ou limitĂ©e Ă  certains actes. Ensuite, le juge des contentieux de la protection, qui prononce l’habilitation au regard d’un certificat mĂ©dical, du descriptif du patrimoine et de la liste des personnes proches de la personne Ă  protĂ©ger, n’intervient plus. La durĂ©e de l’habilitation familiale ne peut pas dĂ©passer dix ans. Elle est renouvelable et si un certificat mĂ©dical fait Ă©tat de l’irrĂ©versibilitĂ© des altĂ©rations, le renouvellement pourra alors ĂȘtre prononcĂ© pour une durĂ©e maximale de vingt ans. La sauvegarde de justice La sauvegarde de justice est une mesure juridique limitĂ©e dans le temps pour laquelle une personne en situation de perte d’autonomie conserve l'exercice de ses droits. La sauvegarde de justice peut ĂȘtre prononcĂ©e suite Ă  un certificat du mĂ©decin de la personne ĂągĂ©e ou sur dĂ©cision du juge des contentieux de la protection aprĂšs audition de la personne Ă  protĂ©ger, laquelle peut ĂȘtre assistĂ©e d'un avocat ou de toute personne de son choix. Plusieurs mandataires peuvent ĂȘtre dĂ©signĂ©s par le juge des contentieux de la protection parmi les proches ou parmi les professionnels qui pourront accomplir des actes prĂ©cisĂ©ment dĂ©finis - la vente d’un bien immobilier par exemple. Le juge peut dĂ©cider d’entendre la personne Ă  protĂ©ger – sauf si le certificat mĂ©dical atteste que l’audition peut nuire Ă  son Ă©tat de santĂ© ou qu’elle est inutile compte tenu de l’impossibilitĂ© d’exprimer sa volontĂ© - ou d’un proche de son choix. La personne sous sauvegarde de justice peut accomplir seule les actes qui n’ont pas Ă©tĂ© dĂ©lĂ©guĂ©s au mandataire. La durĂ©e de la sauvegarde de justice est d’un an, renouvelable une fois. La curatelle La curatelle est une mesure judiciaire destinĂ©e Ă  protĂ©ger une personne majeure qui a besoin d’ĂȘtre conseillĂ© ou contrĂŽlĂ© lors de la rĂ©alisation de certains actes. Le juge des contentieux de la protection, qui a pris connaissance d’un certificat mĂ©dical circonstanciĂ©, dĂ©signe un ou plusieurs curateurs, le plus souvent dans l’entourage proche de la personne Ă  protĂ©ger. Il existe plusieurs types de curatelle La curatelle simple la personne protĂ©gĂ©e accomplit une majoritĂ© d’actes dit d’administration– gĂ©rer un compte bancaire par exemple. Mais elle devra ĂȘtre assistĂ©e pour les actes dits de disposition comme la vente d’un bien par exemple. La curatelle renforcĂ©e le curateur gĂšre les comptes de la personne. La curatelle amĂ©nagĂ©e le juge dĂ©cide au cas par cas les actes que la personne peut faire seule et ceux pour lesquels elle doit ĂȘtre accompagnĂ©e. L'ouverture d'une curatelle doit ĂȘtre demandĂ©e au juge des contentieux de la protection par la personne Ă  protĂ©ger, son conjoint, un parent ou alliĂ©, un proche, le mandataire dans le cadre d’une sauvegarde de justice si la mesure doit ĂȘtre renforcĂ©e ou un curateur en cas de renouvellement de la mesure ou le Procureur de la RĂ©publique. Le juge peut dĂ©cider d’entendre la personne Ă  protĂ©ger – sauf si le certificat mĂ©dical atteste que l’audition peut nuire Ă  son Ă©tat de santĂ© ou qu’elle est inutile compte tenu de l’impossibilitĂ© Ă  exprimer sa volontĂ© - ou d’un proche de son choix. Le juge fixe la durĂ©e de la mesure, laquelle peut ĂȘtre allĂ©gĂ©e Ă  tout moment. La tutelle La tutelle est une mesure juridique qui vise Ă  protĂ©ger une personne majeure qui n’a pas la capacitĂ© de dĂ©fendre ses intĂ©rĂȘts en raison de l’altĂ©ration de ses facultĂ©s mentales ou de son incapacitĂ© Ă  exprimer ce qu’elle souhaite. Le juge Ă©numĂšre les actes que la personne peut faire seule et ceux pour lesquels elle sera reprĂ©sentĂ©e par un ou plusieurs tuteurs qu’il nommera L'ouverture d'une tutelle doit ĂȘtre demandĂ©e au juge des contentieux de la protection par la personne Ă  protĂ©ger, son conjoint, un parent ou alliĂ©, un proche, un curateur si la mesure doit ĂȘtre renforcĂ©e ou un tuteur en cas de renouvellement de la mesure ou le Procureur de la RĂ©publique. Le juge peut dĂ©cider d’entendre la personne Ă  protĂ©ger – sauf si le certificat mĂ©dical atteste que l’audition peut nuire Ă  son Ă©tat de santĂ© ou qu’elle est inutile compte tenu de l’impossibilitĂ© d’exprimer sa volontĂ© - ou d’un proche de son choix. Le juge des contentieux de la protection fixe la durĂ©e de la mesure, laquelle peut ĂȘtre allĂ©gĂ©e Ă  tout moment. Le tuteur doit rendre compte chaque annĂ©e de la gestion des comptes de la personne sous tutelle. Le conseil de l’expert Quelles sont les diffĂ©rences entre ces diffĂ©rents rĂ©gimes ? La principale diffĂ©rence entre les rĂ©gimes de protection tient au besoin de protection de la personne. La tutelle est la plus contraignante la personne sous tutelle est dans l’incapacitĂ© d’effectuer certains actes et de veiller sur son patrimoine alors que la personne sous curatelle a davantage besoin d’ĂȘtre accompagnĂ©e dans la prise de dĂ©cisions. La sauvegarde de justice est une mesure plus souple que les deux prĂ©cĂ©dentes dans la mesure oĂč la personne protĂ©gĂ©e pourra accomplir un grand nombre d’actes, seuls ceux qui sont limitativement Ă©numĂ©rĂ©s relevant du mandataire. Enfin, l’habilitation familiale est la mesure la plus souple. Elle ne fait d’ailleurs pas partie des mesures de protection juridique puisque dĂšs lors qu’elle a Ă©tĂ© prononcĂ©e, le juge n’intervient plus. Quels sont les organismes qui gĂšrent, contrĂŽlent, financent les EHPAD/ maisons de retraite ? Les organismes gestionnaires assurant l’accompagnement des personnes ĂągĂ©es doivent signer un contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens CPOM avec l’Agence RĂ©gionale de SantĂ© ARS et le DĂ©partement. Ce CPOM prĂ©cise la tarification forfaitaire en fonction de la perte d’autonomie et des besoins d’accompagnement des rĂ©sidents, ainsi que les financements complĂ©mentaires. Le contenu type du CPOM est prĂ©cisĂ© par un arrĂȘtĂ© du 3 mars 2017. Le CPOM est signĂ© pour une durĂ©e de cinq ans. A la fin de l’exercice, l’EHPAD ou la rĂ©sidence autonomie transmet un Ă©tat rĂ©alisĂ© des recettes et des dĂ©penses Ă  l’ARS et au Conseil dĂ©partemental. Si l’établissement a rĂ©alisĂ© un excĂ©dent, il peut l’affecter Ă  de nouveaux projets mais en cas de dĂ©ficit, celui-ci ne sera pas comblĂ©. Au-delĂ  du financement, l’Agence RĂ©gionale de SantĂ© et le Conseil dĂ©partemental assurent une mission de contrĂŽle des EHPAD et des rĂ©sidences autonomie. L’ARS veille par exemple au bon fonctionnement des Ă©tablissements et services mĂ©dico-sociaux, elle examine l’importance des effectifs ou encore la qualification des personnels et ce afin de prĂ©venir tout risque de maltraitance. Retenons Ă©galement que la Haute AutoritĂ© de SantĂ© a une mission d’évaluation des Ă©tablissements mĂ©dico-sociaux qui sont tenus de se soumettre Ă  des auto-Ă©valuations et Ă  des Ă©valuations externes. Le contrĂŽle des Ă©tablissements se fait aussi par le biais d'inspections Inspection gĂ©nĂ©rale des affaires sociales, mĂ©decins inspecteurs de santĂ© publique... La Direction GĂ©nĂ©rale de la Concurrence, de la Consommation et de la RĂ©pression des Fraudes DGCCRF a par exemple enquĂȘtĂ©, en 2017 et 2018, sur le respect des droits Ă©conomiques du consommateur auprĂšs de 549 Ă©tablissements hĂ©bergeant des personnes ĂągĂ©es, entiĂšrement habilitĂ©s Ă  recevoir des bĂ©nĂ©ficiaires de l’aide sociale. Accueil Hauts-de-France BĂ©thune - Bruay Des journĂ©es chronomĂ©trĂ©es, des rĂ©sidants auxquels on n’accorde que le temps minimum, le lien humain qui s’efface... Le personnel de l’EHPAD des Jardins de l’Estracelles sature. La direction, elle, promet des moyens supplĂ©mentaires. L’illustration symptomatique de la difficultĂ© de prendre en charge le grand Ăąge. Article rĂ©servĂ© aux abonnĂ©s Article rĂ©servĂ© aux abonnĂ©s Pour lire la suite de cet article Abonnez-vous Ă  partir de 1€ Ă  notre offre numĂ©rique. Sans engagement de durĂ©e. ESSAYER POUR 1€ Vous ĂȘtes dĂ©jĂ  abonnĂ© ou inscrit ? 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